 Des années 1970 à aujourd'hui, le taux de syndicalisation a été réduit par trois, passant de 25% à environ 9% des salariés, étudiants et retraités.
Jamais, depuis 1945, ce taux n'a été aussi faible et le salariat contemporain paraît être devenu un véritable désert syndical.
En se creusant le cervelet on pourrait trouver à ce phénomène tout un tas de faits qui ont conduit à la décrépitude des forces vives syndicales mais c'est pas le but aujourd'hui, non!
Je veux plutôt condamner les gouvernements successifs depuis ces "lustres" en insistant tout particulièrement sur les derniers, vous savez ceux se prélassant dans le confort indécent de privilèges anachroniques face à la situation économique de notre "Grande Nation", comme diraient nos voisins Teutons qui eux ont trouvé "leur" solution syndicale, et ceci au détriment des salariés.
Les anfractuosités crées volontairement par le patronat, les iniquités perpétrées par les spéculateurs, les sinuosités des grandes lignes de deux grands syndicats et le précipice séparant la majorité des salariés de leurs représentants, ont eu raison de l'optimisme modéré des électeurs ayant cru aux belles promesses du candidat de l'UMP en 2007.
Les actifs Français en ont raz la casquette!
À force de phrases clés, de promesses éphémères, de désinformations orchestrées et d'informations dirigées ainsi que de déclarations à l'emporte pièce sur une stratégie de réformes prétendument salvatrice pour notre système social, salariés et retraités en arrivent à se dire que rien ne pourra les sortir de cette enclave économique!
Dans ces conditions, il est regrettable que toutes les structures syndicales ne soient pas spécialement sollicitées par ces temps troublés...
La période est pourtant propice à une montée en puissance des instances syndicales, qui devraient brandir haut et fort leurs profonds désaccords avec la politique engagée par le gouvernement Français
Et ce n'est pas le remaniement de la semaine dernière qui révolutionnera le marché du travail!
Les velléités de la présidence Française concernant le contrôle total des salaires exorbitants, des "Subprimes", de réguler toutes activités boursières et de supprimer le secret bancaire, ont vite été étouffées.
Et puis, comment voulez vous que les salariés croient en leurs instances syndicales lorsqu'ils constatent que certains leaders nationaux sont aux "souhaits" de nos dirigeants?
Comment croyez vous que les salariés interprètent l'appel à manifester un samedi après midi?
Est ce que cette ligne de conduite est à suivre pour devenir un syndicat responsable?
À ce sujet, c'est évidemment entre vous et moi, selon mes sources, la CGT et la CFDT pourraient appeler à manifester un Dimanche matin entre 1h et 2 heures du matin et si ce projet se concrétisait notre pensionnaire de l'Élysée pourrait enfin tenir une de ses nombreuses promesses de campagne, celle ou il annonçait en meeting devant ses sympathisants, que la grève en France serait bientôt invisible...
Mais trèves de balivernes...
Les Français n'ont que peu de mémoire mais ne sont pas dupes!
C'est en choeur, sur le terrain, en innovant et avec un suivi de chaque instant que le noyau dur des militants syndicaux pourra reconquérir le coeur des salariés!
Ces salariés qui espèrent qu'on les prenne en main, qu'on leur donne la preuve que tout n'est pas perdu et que leurs acquis sociaux, durement acquis, ne seront pas supprimés!
Aux syndicalistes, d'être plus présents à leur écoute, aux renseignements, à leur accompagnement devant les nombreuses juridictions et comme le temps presse autant éviter les intermédiaires en "robes noires", trop souvent interressées par des stratégies qui dépassent les enjeux des petites gens et la perspicacité syndicale...
Plus d'efficacité, sera synonyme de renouveau et les syndicats redeviendront ce qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'être:
Un contre pouvoir institutionnel et un organe social incontournable et sans ambiguïté face à nos dirigeants. Garincha 1 juillet 2009 |