 Je suis un syndicaliste qui, dans ce début de 21ème siècle où l'on prêche partout la liberté des opinions, croit de son devoir de se recommander de la liberté de pensée et comme moi de par le monde syndical, quelques millions de travailleurs qui revendiquons...
Nous voulons plus, c'est-à-dire que nous réclamons pour tout travailleur des droits améliorés et le moyen d'obtenir toutes avancées sociales dans chaque secteur d'activité...
Cela s'appelle, vouloir satisfaire intégralement tous ses besoins sans autre limite que les impossibilités naturelles et éventuellement les besoins de ses dirigeants s'ils demeurent respectables.
L' histoire de nos grands parents est là pour nous apprendre que tous les gouvernements se ressemblent et se valent avec les mêmes procédés, la même intolérance et les meilleurs sont les pires.
Plus de cynisme chez les uns, plus d'hypocrisie chez les autres !
En cette période de sarkozysme forcenée que j'espère éphémère, il en est jusqu'aux libéraux, syndicalistes en apparence, qui ont toujours en réserve, sous prétexte d'un dépoussiérage des arsenaux législatifs, quelque bonne petite loi sur les restrictions et répressions, à l'usage des oppositions syndicales gênantes.
Le mal, en d'autres termes, aux yeux de certains leaders, ne réside pas dans telle forme de gouvernement, au contraire, mais dans l'idée d'indépendance elle-même, dans le principe de séparation des genres et en d'autres termes qui ne sont pas nouveaux, le mal c'est la Charte d'Amiens...
Dans les rapports intersyndicaux, une subrogation du libre arbitre révisable et résoluble perpétuellement au profit d'une tutelle administrative et légale, impose une discipline syndicale qui n'est pas notre idéal!
Ce métachronisme syndical nous gène fortement car le pire des tyrans, ce n'est pas celui qui nous emprisonne mais plutôt celui qui coopère à nous affamer!
Comme corollaire, qu'est ce que la liberté syndicale sans égalité au sein même des syndicats?
Ou se cache la liberté de penser dans une organisation dont le pouvoir est monopolisé par une minorité se réduisant tous les jours et où l'adhérent de base n'est pas entendu?
Les militants devraient exiger en un mot "l'égalité de fait et de droit " comme condition sine qua non au militantisme syndical!
Car il n'est pas de prescription qui puisse prévaloir contre les revendications à la fois légitimes et nécessaires, des salariés.
Voilà pourquoi les signataires de la loi n° 2008-789 du 20 août 2008 veulent nous vouer à tous les "immobilismes".
Renégats que nous sommes !
Nous réclamons la place pour tous, le syndicalisme pour tous et pour tous aussi l'indépendance et la justice!
Garincha |